(23/05/2009)
Composition de l'équipe du Standard de Liège:
Bolat, Marcos, Onyewu, Sarr, Mulemo, Dalmat, Defour, Witsel, Jovanovic, Mbokani, De Camargo
Remplaçants:
Espinoza, Goreux, Benko, Benteke, Nicaise, Yagan, Carcela, Mangala.
Composition de l'équipe d'Anderlecht:
Schollen, Van Damme, Deschacht, Juhasz, Wasilewski, Chatelle, Polak, Gillet, Biglia, Boussoufa, De Sutter
Arbitre:
M.Allaerts
Milan Jovanovic, qui a purgé sa suspension, effectuera-t-il son retour dans le onze liégeois dimanche soir? Laszlo Bölöni, qui dévoilera ce samedi son noyau, dit ne pas encore avoir tranché. D'autant que Carcela a livré un bon match jeudi et que l'animation de jeu, avec pressing très haut sur le terrain, a satisfait l'entraîneur transylvanien. En défense, Sarr, devrait retrouver sa place aux côtés d'Onyewu et palier ainsi la suspension de Mikulic. Même si le jeune Mangala revient lui aussi dans le parcours.
Cvijan Milosevic, ami fidèle et conseiller de Milan Jovanovic a accompagné son compatriote à Anderlecht jeudi soir. Les deux hommes s'y sont rendus ensemble. "Au départ il n'était pas très nerveux.", raconte Milo. "Par contre, plus le match avançait, plus je l'ai vu bouger, s'agiter. Pourtant, au risque de vous étonner, je vais vous apprendre une chose. Il valait mieux que Milan ne joue pas au Parc Astrid. Il n'était pas en forme, car il subissait un contre coup, lié à ce problème respiratoire qui l'a éloigné des terrains." Milo se veut ensuite rassurant: “Maintenant, il se porte comme un charme. La grande forme. Que les supporters dorment tranquilles, Milan sera en super forme dimanche."
“Demandez-moi qui est favori"
(GDS - Y.Bouchard) Laszlo Bölöni n'a pas changé son fusil d'épaule à l'occasion de son ultime contact avec la presse, hier midi. Le message du Transylvanien reste le même qu'en début de semaine: surtout, pas d'excès de confiance, rien n'est fait! "L'aventure continue.", a déclaré d'emblée Bölöni. “Une aventure qui demande énormément d'énergie, surtout mentale. Par ailleurs, en deux petites journées, de grandes innovations, on ne peut plus en faire. Dans notre stade, nous devrons simplement avoir un comportement digne de notre public. Fier et courageux. Je pense qu'il n'est pas nécessaire de procéder à de grandes analyses. Nous allons essayer de continuer le jeu et c'est tout.Demandez-moi maintenant qui est favori et je vous répondrai qu'il n'y en a pas." Il revient alors un tout petit instant sur le 1-1 forgé au stade Vanden Stock: “Nous avons eu de bonnes périodes et d'autres au cours desquelles nous avons été bousculés. Nous pouvons avoir un sentiment deregret au décompte final, mais pas de déception."
Quant aux insultes de Van Damme à l'égard d'Onyewu: “Van Damme est un charmant garçon, j'ai sympathisé avec lui. Néanmoins, il a commis une erreur à trois reprises. Il a une
dette vis-à-vis de lui-même. Oguchi est un joueur intelligent, il ne va pas réagir. Mais avant de demander ce qu'en pense notre joueur, posez la question aux équipiers de l'Anderlechtois comme Sare, ou Boussoufa." Clair et net et sans en faire des tonnes. Et il accueille enfin le retour de Jovanovic avec satisfaction. "Milan est frais et est évidemment un joueur important. Au même titre que les autres membres de mon noyau, je le précise. Notre but est que nous allions tous dans la même direction en empruntant le même chemin. Je ne doute pas que ce sera le cas." Un autre message 'subliminal' que nous prenons la liberté d'interpréter, quitte à nous planter: il n'y aura pas d'homme du titre mais une équipe du titre.
Allaerts, une quatrième fois!
Comme prévu, c'est Paul Allaerts qui a été désigné par la Commission Centrale des arbitres pour officier dimanche à Sclessin. “Il a été choisi à l'unanimité.", se félicitait Michel Piraux, le vice-président de la CCA.“Si on a opté pour lui, c'est qu'il le mérite...” Pourtant, dans les coulisses, il se murmure que certains membres de la CCA souhaitaient que Monsieur Verbist, irréprochable jeudi, soit encore appelé. "C'est vrai que j'ai avancé cette solution.", détaille Michel Piraux. “Je voulais faire référence à une finale de Coupe aller-retour entre Anderlecht et le Standard. Monsieur Constantin avait dirigé les deux rencontres à la satisfaction générale.” Mais désigner deux fois le même arbitre, cela aurait été un fameux désaveu pour l'ensemble du corps arbitral belge. “Non! Car ce qui compte, ce n'est pas de faire plaisir à l'un ou à l'autre mais de mener à bien une mission très difficile.”
Monsieur Allaerts sifflera son... quatrième match entre Anderlecht et le Standard de la saison. Après la SuperCoupe, il avait dirigé sans problème les deux matches de championnat. Dimanche, il sifflera son huitième des quinze derniers Clasico. Pourquoi fait-il figure d'incontournable lors des matches entre Rouches et Mauves? Simplement parce qu'il est catalogué comme Brugeois, vu qu'il bosse chez Dexia! Cette saison, Paul Allaerts a dirigé 17 matches. C'est l'arbitre le plus souvent désigné après M.Gumienny et M.Verbist. Il a sifflé huit penalties, adressé 4 cartes rouges et 67 jaunes.
Que doit craindre le Standard?
(GDS - Y.Bouchard) Au-delà du discours de circonstance, les Standardmen ne sous-estiment pas Anderlecht. "Si nous étions notre seul adversaire, ce serait trop facile dimanche. En face, c'est Anderlecht et nous sommes parfaitement conscients qu'ils ont les qualités et les individualités pour nous faire mal.", remarque le capitaine Steven Defour. Laszlo Bölöni estime aussi que cette affirmation est trop réductrice, voire caricaturale. “Ce serait un résumé trop facile de dire que le Standard est son unique adversaire. OK, c'est moi qui ai lancé cette phrase en novembre 2008. Mais il ne faut pas la reprendre dans le cas présent. Car en face, vous avez des joueurs de talents comme Boussoufa, Chatelle, Gillet ou Polak; des joueurs physiques comme Van Damme, Juhasz ou Wasilewski; et le poids d'un club d'expérience. Donc, le Standard n'est pas du tout son seul adversaire, il y aura une formation d'une grande richesse en face de nous.”
Par un hasard étrange, le Standard a de nouveau l'occasion d'être sacré à Sclessin face à Anderlecht...mais la comparaison s'arrête là. “Nous avions 7 points d'avance l'an passé.", réplique Steven Defour. “Nous éviterons le piège de l'excès de confiance parce qu'être champion serait un nouvel exploit. 2008 était un bon souvenir mais Anderlecht en a aussi des titres précédents... Nous avons marqué à chaque matchà Sclessin cette saison? Cette statitisque n'offre aucune garantie au marquoir.” Mais quelque part, les Rouches prennent un malin plaisir à disputer ces barrages. On est loin de la friabilité mentale du passé. “La Coupe d'Europe nous a aidés à grandir.", précise le directeur technique Dominique D'Onofrio. “Et puis le scénario de Gand, avec cet arrêt de Bolat, nous a boostés mentalement. Tout ça conditionne les gens à vouloir refaire la fête dimanche soir à Sclessin. Je ne parle même pas de l'enjeu de la Ligue des Champions. Dans ce groupe, il y a de la solidarité, de l'engagement, de l'organisation. L'entraîneur a imprimé sa marque. D'où notre bon championnat pour lequel un titre serait la cerise sur le gâteau.” Attention, les Rouches, les Mauves ont faim aussi.
“Aborder ce retour comme le match aller"
(Bolat) "À 20 ans, j'ai la chance de disputer des matches de cette importance. La pression ne sera pas seulement sur mes épaules mais sur celles de toute l'équipe. Pour être champion, il faut aborder le match dimanche comme nous l'avons jeudi à Anderlecht. Rien n'est encore joué. Imaginez qu'Anderlecht ouvre le score après 10 ou 15 minutes.”
“Et si Anderlecht fait 0-1 d'entrée de jeu?"
(Mulemo) "L'entraîneur a admirablement joué son rôle en nous remettant directement les pieds sur terre dans le vestiaire bruxellois. 1-1, c'est bien mais ce n'est pas fini. Si Anderlecht marquait un but d'entrée de jeu, que se passerait-il? Et je ne dis pas
cela pour diminuer la pression. De ce côté, nous n'avons pas reçu de consignes. Nous avons laissé parler nos adversaires, sans réagir..."
“Cela reste toujours du 50-50”
(Carcela) “1-1, voilà un résultat qui ne nous permet pas de croire que c'est dans la poche. Pour moi, c'est toujours du 50-50. Ceci dit, nous ne devons pas avoir peur d'Anderlecht. Le titre, j'en rêve comme tous. La saison passée, j'ai envahi le terrain comme un supporter. Demain, si je suis sur le terrain ou sur le banc... Stop! Je n'ose imaginer ce qu'on pourrait vivre comme fiesta."
Quelles surprises cette fois, M. Bölöni?
(GDS - D.Renard) Avec Bölöni, celui qui veut voir Vesoul ne verra pas nécessairement
Vesoul. Mulemo, Sarr, Nicaise ont été attendus à certains moments et d'autres, finalement, prirent leur place. Par les dents du vampire, quelle(s) surprise(s), le Transylvanien nous réserve-t-il?
1. Avec ou sans Jova d'entrée?
Jovanovic va rentrer, c'est sûr. Au moins aussi certain que l'évident come back de Momo Sarr dans le onze de base pour défier...La Gantoise! Titulariser le Serpent implique différentes options. S'inscrirait-il en pointe dans un 4-4-2 ou à gauche pour évoluer en 4-2-3-1? Selon les cas, qui ferait les frais de ce retour, De Camargo ou Carcela?
Pourquoi pas encore une formule avec Benjamin Nicaise, de manière à muscler l'entrejeu? Commeon peut le voir, malgré un noyau que l'on disait, à tort sans doute, trop étroit, des possibilités existent. Sur le papier, elles tiennent même la route. Vexé d'être sur le banc, brûlant comme la braise en rongeant son frein, Milan Jovanovic a tout pour se transformer en bombe à retardement, que Bölöni lancerait sur la pelouse quand les organismes anderlechtois manifesteraient des signes de fatigue. Tout tient la route. Tout se justifie. Puis comme le dit Bölöni, "nous pouvons parfois nous rendre dans une pièce en utilisant des portes différentes. L'essentiel est de parvenir à l'endroit où nous souhaitons nous retrouver".
2. Derrière, Sarr ou Mangala?
En se référant à l'équipe du début de saison, notamment celle qui tint la dragée haute à Liverpool, Mohamed Sarr doit profiter de l'absence de Mikulic pour s'installer à une place dans l'axe de la défense. À cet égard, on ne nous empêchera pas de constater combien au Standard une star dégringole vite de son piédestal. Présenté sous le label “meilleur défenseur du championnat” Sarr est aujourd'hui confiné à un rôle de doublure. Pourtant, il n'a pas perdu ses qualités en quelques semaines... On en arrive dès lors à se demander si Bölöni ne referait pas le coup de Gand en plaçant Mangala à côté de Guchi Onyewu.
3. Un match à disputer comme une finale
Reste l'approche. Un nul blanc donnerait le titre au Standard. Voilà un avantage qui parfois n'en est pas un. D'autant que les Rouches ne possèdent pas une phalange naturellement encline à défendre. Ce n'est pas non plus dans le tempérament de la maison. Clairement, cette deuxième manche s'abordera à la façon d'une finale de coupe. Un match dont il faut sortir vainqueur. Dans ces conditions précises, le club liégeois ressemble à un boxeur qui cherche d'emblée le KO. Et s'il n'y parvient pas, il use tellement son adversaire, il l'accule tant dans les cordes qu'à l'un ou l'autre moment, une ouverture se fait. Il faut juste éviter que le poids lourd d'en face ne profite d'une respiration pour placer un crochet mortel...
“Je suis à fond derrière le Standard”
(GDS D.Schyns) Sergio Conceiçao a marqué l'histoire de Sclessin. Par ses coups de gueule, son talent et la mentalité guerrière qu'il a ramenée en bord de Meuse, en plus de l'héritage qu'il y a laissé. “Dimanche, je serai à fond derrière le Standard.", confie, depuis Thessalonique, le Portugais, engagé avec le PAOK Salonique dans les playoffs du championnat de Grèce. "Comment pourrait-il en aller autrement? J'ai vécu trop de bons moments au sein du club liégeois...” Dimanche, Sergio Conceiçao se produira sur la pelouse du Panathinaikos. Il lui restera un quart d'heure à jouer lorsque Paul Allaerts donnera, loin de là, le coup d'envoi de Standard-Anderlecht. “Je
compte sur Frédéric Leidgens (N.D.L.R.:le directeur commercial du Standard), avec qui je suis resté en contact, pour me tenir au courant de l'évolution du score. Le Standard ne peut pas laisser passer cette occasion d'être champion une deuxième fois d'affilée, qui plus est à Sclessin face à Anderlecht."
Si le PAOK Salonique, qui se bat pour obtenir une place en Europa League, est réputé
pouravoir des supporters parmi les plus fanatiques d'Europe, c'est à ceux de Sclessin que Conceiçao pensera dimanche. “Ils méritent de fêter un nouveau titre, de vivre toutes ces joies que le Standard leur offre.", dit-il. “Ils ont tous gardé une place particulière dans mon c½ur
